Les déchets verts sont les matières végétales issues de l'entretien de jardins ou d'espaces verts : tontes de pelouse, tailles et coupes d'arbres et d'arbustes, herbes non désirables, bois mort...
Quelques chiffres :
Le gisement annuel apporté en déchèterie est en moyenne de :
130 kg/habitant/an (dont 60 % de pelouse)
Le traitement centralisé des déchets végétaux (collecte, broyage, compostage) coûte en moyenne à la collectivité :
50€/tonne
Des alternatives au transport en déchèterie existent. Si ces déchets sont considérés comme des ressources, ils peuvent être valorisés sur place, au jardin.
La tonte étallée en paillage sera rapidement intégrée au sol en nourrissant les organismes présents. Les feuilles peuvent également servir de paillage ou bien être stockées en "colonne à feuilles" (stockage dans un grillage enroulé sur lui-même et fixé verticalement) pour être ajoutées petit à petit aux déchets alimentaires du composteur.
Une première haie sèche est en place dans le bourg de Chenereilles depuis fin 2024. Une deuxième a été installée début 2026 à Lavalette. Elles apportent un exutoire local aux déchets verts. La simplicité de la solution encourage à la mettre en œuvre dans nos propres jardins : finis les trajets à la déchetterie !
Une haie sèche de démonstration est en place au SICTOM à Tence (image 1) ; d'autes haies sèches sont à l'initiative de particuliers comme ici à Saint Jeures (images 2 et 3) ou encore dans l'Allier (image 4). En plus de permettre l'exutoire de déchets verts, elles participent à l'aménagement des espaces en délimitant des zones.
Certains branchages peuvent être utilisés pour créer des structures esthétiques et utiles au jardin. L'aménagement des espaces verts avec arbres, arbustes, plantes vivaces et potagères est de plus en plus mis en euvre en ville. Ces choix modifient positivement les pratiques d'entretien par les agents municipaux, apportant de nombreux bénéfices en termes de qualité de vie pour les riverains et constituant des lieux de convivialité.
Le brûlage des déchets verts est interdit depuis de nombreuses années et passible d'une contravention de 450 € pour un particulier (article 131-13 du nouveau code pénal).
Au delà des possibles troubles du voisinage générés par les odeurs et la fumée, ainsi que les risques d'incendies, le brûlage à l'air libre émet de nombreux polluants en quantité importantes.
La loi Labbé du 1er janvier 2017 interdit l'usage des produits phytosanitaires par l'État, les collectivités locales et les établissement publics (...). La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel sont interdites depuis le 1er janvier 2019.
Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé pour permettre la mise à jour de la base de données des bacs ordures ménagères. Ces données ne seront pas cédées à des tiers.
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Les établissements proposant de la restauration collective ont également l'obligation de tri et valorisation à la source des biodéchets.
La première étape consiste à réaliser des pesées des déchets de cuisine et de table pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
Ensuite, l’ADEME préconise l’une de ces deux solutions de valorisation
Le SICTOM propose d'accompagner ou d'informer selon le contexte de l'établissement.
Certaines initiatives de compostage autonome en établissement ont déjà vu le jour sur notre territoire :
Les déchets de table de la restauration collective sont compostés depuis la rentrée 2023. A raison de 50 couverts par jour 4 fois par semaine : 1 à 2 bacs d'apport se remplissent en une année scolaire. Le compost mûr a été tamisé, distribué aux familles et utilisé dans le petit potager de l'école.

Les déchets de cuisine et de table sont compostés depuis plus de cinq ans : le dispositif est accompagné par le département de la Haute-Loire, dans le cadre du projet Manger local et bio. L'établissement a réalisé un travail important visant à réduire le gaspillage alimentaire. Les actions portent sur différents niveaux : élaboration des menus, choix des matières premières, quantités commandées, formation du personnel et sensibilisation des élèves. Récemment, le réaménagement de la salle de restauration avec un self collaboratif a contribué à diminuer encore un peu plus le gaspillage des repas non servis. Le volume de déchets alimentaires est passé sous les 35 gr par couvert alors que la moyenne nationale pour un collège est de 115 gr par couvert.

Les résidents ont accès à un site de compostage autonome en établissement depuis 2022. Une réserve de matière sèche (feuilles mortes principalement) permet d'assurer l'équilibre humide/sec dans le bac d'apport. Le compost mûr est déposé aux pieds des arbustes de la structure. Et la boucle est bouclée !
