Les déchets verts sont les matières végétales issues de l'entretien de jardins ou d'espaces verts : tontes de pelouse, tailles et coupes d'arbres et d'arbustes, herbes non désirables, bois mort...

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  Quelques chiffres :

 Le gisement annuel apporté en déchèterie est en moyenne de :

130 kg/habitant/an (dont 60 % de pelouse)

Le traitement centralisé des déchets végétaux (collecte, broyage, compostage) coûte en moyenne à la collectivité :

50€/tonne

 

 Des alternatives au transport en déchèterie existent. Si ces déchets sont considérés comme des ressources, ils peuvent être valorisés sur place, au jardin.

 

Comment réduire et valoriser ses déchets verts ?

  • Utiliser une tondeuse qui fait « mulching» : les brins d’herbe sont fragmentés très courts et restent au sol. Ils ne se voient pas et sont vite digérés. Fini les tas de tonte à gérer !
  • Recycler en paillage : broyer les branchages, éparpiller la tonte, les herbes et les plants secs pour recouvrir le sol du potager ou le pied des arbres. Le paillage limite l’assèchement du sol et économise des arrosages. 
  • Produire du compost : suivre différentes techniques selon le type de biodéchet. Auto-produire du compost ou même du terreau évite d’avoir à en acheter.
  • Différencier la gestion des espaces: quand certains espaces sont laissés en prairies, il y a moins de tonte à évacuer. Ne couper qu’une ou deux fois par an.
  • Installer une haie sèche : planter deux lignes parallèles de piquets. Tous les déchets verts produits pourront y être déposés : allonger les branchages, répartir la tonte et les feuilles. Idéale pour délimiter un espace du jardin tout en économisant des trajets en déchèterie.

 

Recycler au jardin, c'est garder la biomasse pour :

  • Augmenter de la fertilité des sols : apport de matière organique et amélioration de la structure du sol, vie du favorisée (maintien de l'humidité, protection conter les écarts de températures, ...) plantes en meilleure santé, biodiversité favorisée.
  • Conduire un modèle vertueux : choisir une gestion responsable et autonome.
  • Economiser de l'argent et produire moins de CO2 : moins d'achat d'engrais, de terreau et de paillis que l'on produit soi-même, moins de carburant pour les trajets en déchèterie.
  • Economiser de l'eau et gagner du temps : moins de trajets en déchèterie, moins de désherbage et moins d'arrosage lorsque le sol est couvert par un paillage.

 

En images :

 

La tonte étallée en paillage sera rapidement intégrée au sol en nourrissant les organismes présents. Les feuilles peuvent également servir de paillage ou bien être stockées en "colonne à feuilles" (stockage dans un grillage enroulé sur lui-même et fixé verticalement) pour être ajoutées petit à petit aux déchets alimentaires du composteur. 

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Une première haie sèche est en place dans le bourg de Chenereilles depuis fin 2024. Une deuxième a été installée début 2026 à Lavalette. Elles apportent un exutoire local aux déchets verts. La simplicité de la solution encourage à la mettre en œuvre dans nos propres jardins : finis les trajets à la déchetterie !

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Une haie sèche de démonstration est en place au SICTOM à Tence (image 1) ; d'autes haies sèches sont à l'initiative de particuliers comme ici à Saint Jeures (images 2 et 3) ou encore dans l'Allier (image 4). En plus de permettre l'exutoire de déchets verts, elles participent à l'aménagement des espaces en délimitant des zones.

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Certains branchages peuvent être utilisés pour créer des structures esthétiques et utiles au jardin. L'aménagement des espaces verts avec arbres, arbustes, plantes vivaces et potagères est de plus en plus mis en euvre en ville. Ces choix modifient positivement les pratiques d'entretien par les agents municipaux, apportant de nombreux bénéfices en termes de qualité de vie pour les riverains et constituant des lieux de convivialité. 

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Pour plus d'informations, consultez :

 

Rappel concernant certaines pratiques :

Interdiction de bruler recadré     Le brûlage des déchets verts est interdit depuis de nombreuses années et passible d'une contravention de 450 € pour un particulier (article 131-13 du nouveau code pénal).

Au delà des possibles troubles du voisinage générés par les odeurs et la fumée, ainsi que les risques d'incendies, le brûlage à l'air libre émet de nombreux polluants en quantité importantes.

La loi Labbé du 1er janvier 2017 interdit l'usage des produits phytosanitaires par l'État, les collectivités locales et les établissement publics (...). La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel sont interdites depuis le 1er janvier 2019.